Le voisin de Tatiana de Rosnay

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Auteur : Tatiana de Rosnay

Pays : France

Éditions : Le livre de poche

Date de parution : 2011

Genre : roman contemporain

Nombre de pages : 286

L’histoire

Un mari souvent absent. Un métier qui ne l’épanouit guère. Un quotidien banal. Colombe Barou est une femme sans histoires. Une de ces femmes auxquelles il n’arrive jamais rien. Comment imaginer ce qui l’attend dans le charmant appartement où elle vient d’emménager ? A l’étage supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l’épaisseur d’un plancher la sépare désormais de son pire ennemi… Quel prix est-elle prête â payer pour retrouver sommeil et sérénité ?

Mon avis

Le voisin de Tatiana de Rosnay est un livre poignant, effrayant,  à l’atmosphère pesante.

Colombe Barou est nègre pour une maison d’éditions. Elle travaille à mi-temps et s’occupe de ses jumeaux quand elle est à la maison. Un petit train-train qui ne semble pas lui déplaire au premier abord. Son mari est en déplacements plusieurs fois par mois, et elle emménage dans un nouvel appartement. Mais elle est vite perturbée par les bruits du voisinage et principalement ceux de son voisin du dessus, un docteur du nom de Léonard Faucleroy. Toutes les nuits, à la même heure, il écoute les Rolling Stones à plein volume et cela insupporte Colombe au point de la rendre malade et hystérique. Elle n’est plus autant impliquée dans son travail, ne trouve plus l’inspiration pour écrire, elle reste passive auprès de ses jumeaux, n’hésite pas à hausser le ton sur sa sœur et parfois son mari… Bref, quelque chose ne va pas. Malgré les mots laissés dans la boîte aux lettres de son voisin pour se plaindre, il persiste à lui pourrir l’existence. Et lui qui est docteur et très pris par son travail se montre peu dans les couloirs. Colombe ne l’a jamais rencontré. Elle va alors tenter d’en connaître plus sur ce docteur, quitte à se venger. Mais elle n’est pas au bout de ses surprises!

J’ai été complètement absorbée par l’histoire et par la plume fluide et agréable de l’auteur. L’atmosphère est très pesante et on est comme happé à tourner les pages pour en savoir plus. Les nerfs de Colombe sont mis à rude épreuve et l’on comprend tout de suite ce qu’elle peut endurer. Et comme par hasard, les bruits du voisin ne sont présents que lorsqu’elle dort seule et que son mari est en déplacements. Ce dernier finit par la prendre pour une folle, tout comme sa sœur et c’est là qu’on aimerait tellement, nous en tant que lecteur, intervenir et la défendre, la faire parler, la faire se confier pour que tout s’arrange. Pour Colombe, s’en est trop, cela devient du harcèlement! La fin m’a vraiment surprise et je ne l’aurais pas vue se terminer ainsi. Une petite note négative cependant, le roman débute sur scène qui a lieu plus loin dans le récit. Du coup, en lisant les premières pages, j’ai eu un peu de mal à comprendre ce qu’il se passait, mais c’est aussi l’une des originalités du livre.

J’ai trouvé quelques similitudes entre La mémoire des murs, également écrit par Tatiana de Rosnay, les personnages installés dans un nouvel appartement, des bruits suspects… Ces récits sont de vrais thrillers psychologiques. Et je suis impatiente de découvrir ses autres livres!

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La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay

Auteur : Tatiana de Rosnay

Pays : France

Éditions : Livre de poche

Date de parution :  2010

Genre : littérature contemporaine

L’histoire

L’appartement correspondait pourtant exactement à ce que Pascaline, informaticienne de quarante ans, avait imaginé pour sa nouvelle vie de femme divorcée sans enfants. Un deux-pièces calme et clair donnant sur une rue animée.
Mais à peine installée, elle apprend par une voisine qu’un drame s’y est déroulé quelques années auparavant. Comment vivre dans un lieu marqué par l’horreur ? Comment continuer à dormir dans cette atmosphère oppressante ? Et pourquoi Pascaline est-elle obsédée par cette tragédie ?
Lentement, sûrement, par touches infimes, cette histoire ranime chez elle une ancienne douleur, une fragilité secrète restée longtemps enfouie.
Seule face à la mémoire des murs, elle devra affronter son propre passé.

Mon avis

Pascaline est divorcée. Elle emménage dans un petit appartement parisien rue Dambre dans lequel elle se sent mal à l’aise et elle multiplie les insomnies. Sa voisine lui a annoncé que dans cet appartement a été violée et égorgée une jeune fille de 18 ans. Ne pouvant continuer à vivre dans cet endroit, Pascaline décide de déménager. Mais le malaise demeure et Pascaline reste obsédée par cette histoire de meurtre en série. Elle mène en quelque sorte sa propre enquête pour en savoir plus sur l’auteur des meurtres, les familles victimes. La sensibilité de la narratrice nous touche, mais on se demande pourquoi elle a besoin d’avoir autant de réponses à ses questions. Son entourage restreint la rend un peu isolée de tous et j’ai été assez étonnée de voir que sa seule amie du travail la vouvoie.  J’ai trouvé l’histoire palpitante mais le gros point négatif que je retiens est que la narratrice, Pascaline, se pose sans cesse des questions que j’ai trouvé redondantes et qui alourdissent le récit. Son obsession rend mal à l’aise (c’est peut-être voulu) et je ne peux pas dire que j’étais attachée au personnage. Malgré ces quelques aspects qui m’ont déplus, c’est une lecture rapide et sympathique. La fin tout de même m’a laissée perplexe… on ne s’y attend pas du tout.