La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay

Auteur : Tatiana de Rosnay

Pays : France

Éditions : Livre de poche

Date de parution :  2010

Genre : littérature contemporaine

L’histoire

L’appartement correspondait pourtant exactement à ce que Pascaline, informaticienne de quarante ans, avait imaginé pour sa nouvelle vie de femme divorcée sans enfants. Un deux-pièces calme et clair donnant sur une rue animée.
Mais à peine installée, elle apprend par une voisine qu’un drame s’y est déroulé quelques années auparavant. Comment vivre dans un lieu marqué par l’horreur ? Comment continuer à dormir dans cette atmosphère oppressante ? Et pourquoi Pascaline est-elle obsédée par cette tragédie ?
Lentement, sûrement, par touches infimes, cette histoire ranime chez elle une ancienne douleur, une fragilité secrète restée longtemps enfouie.
Seule face à la mémoire des murs, elle devra affronter son propre passé.

Mon avis

Pascaline est divorcée. Elle emménage dans un petit appartement parisien rue Dambre dans lequel elle se sent mal à l’aise et elle multiplie les insomnies. Sa voisine lui a annoncé que dans cet appartement a été violée et égorgée une jeune fille de 18 ans. Ne pouvant continuer à vivre dans cet endroit, Pascaline décide de déménager. Mais le malaise demeure et Pascaline reste obsédée par cette histoire de meurtre en série. Elle mène en quelque sorte sa propre enquête pour en savoir plus sur l’auteur des meurtres, les familles victimes. La sensibilité de la narratrice nous touche, mais on se demande pourquoi elle a besoin d’avoir autant de réponses à ses questions. Son entourage restreint la rend un peu isolée de tous et j’ai été assez étonnée de voir que sa seule amie du travail la vouvoie.  J’ai trouvé l’histoire palpitante mais le gros point négatif que je retiens est que la narratrice, Pascaline, se pose sans cesse des questions que j’ai trouvé redondantes et qui alourdissent le récit. Son obsession rend mal à l’aise (c’est peut-être voulu) et je ne peux pas dire que j’étais attachée au personnage. Malgré ces quelques aspects qui m’ont déplus, c’est une lecture rapide et sympathique. La fin tout de même m’a laissée perplexe… on ne s’y attend pas du tout.

Biographie de la faim d’Amélie Nothomb

Auteur : Amélie Nothomb

Pays : Belgique

Éditions : Livre de poche

Date de parution : 2006

Genre : Autobiographie, littérature contemporaine

L’histoire

L’auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l’Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l’a conduite la carrière d’un père diplomate.
Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante, quête perpétuelle d’un accomplissement inaccessible, qui explique autant l’histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d’une nourrice japonaise, d’une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l’humour noir et la provocation.

Mon avis

Amélie Nothomb, soit on aime sa plume soit elle n’est vraiment pas pour nous. Moi je suis conquise. Je n’ai pas encore une l’occasion de lire toutes ses œuvres mais je n’ai pour le moment jamais été déçue.


La Biographie de la faim est un roman autobiographique sur l’enfance et l’adolescence de La dâme aux chapeaux. Grâce à son père diplomate, elle voyage à travers la planète et découvre des cultures très riches et différentes. Le récit commence au Japon où la jeune Amélie est d’ailleurs née. Elle garde d’excellents souvenirs de ce pays respectueux de la famille et des traditions. Puis elle découvre la Chine avec Pékin, ensuite New York et ses excès, le Bangladesh et sa pauvreté, la Birmanie etc.

Il lui faut tous les trois ans déménager pour étudier dans une nouvelle école, se faire de nouveau amis. Tout se périple est rythmé par des réflexions sur la faim sous toutes ses formes. La suralimentation, la faim affective ou spirituelle, le manque de nourriture, le refus de s’alimenter … Ses réflexions traduisent des moments heureux ou des instants tristes et graves comme la maladie à travers l’anorexie.

Une lecture très plaisante, courte et percutante. J’ai beaucoup apprécié l’ouverture de cette autobiographie sur le Vanuatu, cet archipel que personne ne connait et dont les habitants n’ont jamais faim et ne manquent de rien. Très original et j’ai été emportée dès la première ligne.